L’adoption des cobots par les PME françaises progresse
Une étude proposée par reichelt elektronik révèle l’intérêt croissant des PME françaises pour robots collaboratifs (cobots).
www.reichelt.com

L’étude menée par l'institut OnePoll pour le compte de reichelt elektronik met en évidence une évolution des choix d'automatisation dans le tissu industriel des petites et moyennes entreprises en France, marquée par un intérêt croissant pour les solutions de robotique collaborative au détriment des installations fixes traditionnelles.
L'intégration de la robotique collaborative, ou cobotique, s'établit désormais de manière concrète dans les modes de production des petites et moyennes entreprises (PME) françaises. Selon les données recueillies auprès de 250 décideurs du secteur technologique et manufacturier, 38 % des structures interrogées exploitent actuellement des cobots.
Cette tendance est appelée à s'étendre à moyen terme : 63 % des dirigeants du panel affirment qu'ils privilégieront à l'avenir l'acquisition de bras robotiques légers plutôt que de configurations fixes stationnaires. Pour une partie importante des entreprises, cette technologie représente le point d'entrée vers l'automatisation de leurs processus. En effet, 45 % des répondants équipés en cobots indiquent qu'ils ne disposaient d'aucun système robotique antérieur à cet investissement. Les perspectives de croissance à court terme demeurent régulières, 29 % des dirigeants envisageant l'acquisition de solutions collaboratives au cours des deux prochaines années.
Facteurs techniques, économiques et opérationnels
Le choix d'orienter les investissements vers la cobotique répond à un ensemble de critères techniques et financiers distincts. Bien que l'attractivité du coût d'achat initial soit validée par 60 % des PME comme un argument d'adoption, d'autres indicateurs prévalent lors de la prise de décision. Une part plus élevée des répondants (76 %) met en avant les aptitudes fonctionnelles spécifiques des cobots, jugées complémentaires ou non couvertes par les modèles traditionnels rigides.
Les aspects liés au coût global de possession et à l'exploitation courante constituent également un argument sectoriel. Pour 72 % des professionnels interrogés, les procédures de maintenance et d'entretien technique des bras robotiques légers s'avèrent plus simples et moins coûteuses que celles nécessaires aux structures fixes lourdes. Sur le plan humain, le déploiement de ces outils à proximité immédiate des opérateurs affiche un taux d'acceptation de 80 % parmi le personnel affecté à ces postes de travail.
Positionnement des architectures et complémentarité des parcs
Cette progression des solutions collaboratives ne signifie pas l'obsolescence des infrastructures fixes. Pour 86 % des PME françaises, les cobots s'articulent comme un complément aux solutions stationnaires conventionnelles. Les architectures fixes restent requises pour répondre à des contraintes techniques particulières, notamment la manipulation de charges lourdes ou le maintien de cadences industrielles spécifiques.
Malte Janßen, responsable de la gestion des produits robotiques et des composants électromécaniques chez reichelt elektronik, indique que l'intérêt manifesté pour les bras robotiques de dimensions modérées repose sur des évolutions techniques qui ont progressé régulièrement ces dernières années. Selon lui, ces innovations permettent l'introduction de configurations automatisées dans les usines, ouvrant de nouvelles perspectives opérationnelles adaptées aux structures de taille intermédiaire.
Méthodologie de l'enquête
L'étude quantitative a été réalisée par l'institut de sondage indépendant OnePoll pour le compte de reichelt elektronik. L'enquête a été menée du 24 mars au 1er avril 2026 auprès d'un échantillon de 250 décideurs rattachés aux directions techniques, technologiques et de l'industrie manufacturière au sein de petites et moyennes entreprises situées en France.
Publié par Youssef Belgnaoui, rédacteur pour Induportals.
www.reichelt.com

