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Cinq tendances marquantes dans le domaine de la robotique en 2026

L’IFR (International Federation of Robotics) a identifié cinq tendances qui marqueront le secteur de la robotique industrielle en 2026.

  ifr.org
Cinq tendances marquantes dans le domaine de la robotique en 2026
Schunk a créée en 2026 une filiale dédiée au développement de mains robotiques humanoïdes modulaires pour des applications industrielles.

1 – IA et autonomie

Les robots intégrant des systèmes d’intelligence artificielle capables de fonctionner de manière autonome se répandent progressivement dans de nombreux secteurs. Dans ce contexte, l’apport principal de l’IA réside dans l’augmentation de l’autonomie opérationnelle des robots.

Plusieurs formes d’intelligence artificielle contribuent à cette évolution. L’IA analytique permet d’exploiter de grands volumes de données afin d’identifier des tendances et d’en extraire des informations exploitables. Elle peut par exemple être utilisée dans les environnements industriels pour anticiper certaines défaillances d’équipements ou, dans les activités logistiques, pour améliorer la planification des itinéraires et l’allocation des ressources.

L’IA générative introduit pour sa part une évolution vers des systèmes moins dépendants de règles prédéfinies. Elle permet de produire de nouvelles données et d’entraîner les robots à réaliser des tâches inédites, notamment grâce à des simulations générant des données d’apprentissage. Cette approche contribue également au développement de nouvelles formes d’interaction entre l’homme et la machine, notamment par l’utilisation du langage naturel ou de commandes visuelles.

Une autre évolution concerne l’IA dite « agentique », qui vise à renforcer l’autonomie des systèmes robotiques. Cette approche combine les capacités d’analyse structurée de l’IA analytique avec l’adaptabilité de l’IA générative. L’objectif est de permettre aux robots de fonctionner de manière plus autonome dans des environnements complexes et variables.

2 – Polyvalence accrue grâce à la convergence IT/OT
La demande de robots capables d’exécuter plusieurs types de tâches progresse. Cette évolution est liée en partie à la convergence entre les technologies de l’information (IT) et les technologies opérationnelles (OT). L’intégration des capacités de traitement des données issues des systèmes informatiques avec les fonctions de contrôle des équipements industriels permet d’élargir les usages des robots.

La combinaison de ces deux domaines favorise l’échange de données en temps réel, l’automatisation de certains processus et l’exploitation d’analyses issues des données de production. Cette convergence s’inscrit dans les démarches de transformation numérique des entreprises et dans le cadre des initiatives associées à l’Industrie 4.0.

3 – Les robots humanoïdes
Le domaine de la robotique humanoïde connaît un développement soutenu. Dans l’industrie, les robots humanoïdes sont étudiés comme une option pour intervenir dans des environnements conçus à l’origine pour des opérateurs humains, où la capacité d’adaptation aux différentes tâches est nécessaire. Les premiers projets ont été lancés notamment dans l’industrie automobile, et des expérimentations sont désormais menées dans d’autres secteurs, comme l’entreposage ou la production industrielle.

Les travaux menés par les entreprises et les laboratoires de recherche évoluent progressivement du stade du prototype vers des applications opérationnelles. Pour être intégrés dans les environnements industriels, les robots humanoïdes doivent répondre à des contraintes comparables à celles des systèmes d’automatisation existants, notamment en matière de temps de cycle, de consommation d’énergie et de maintenance.

Leur déploiement doit également respecter les exigences définies par les normes industrielles concernant la sécurité, la durabilité et la stabilité des performances. Dans les applications envisagées pour compenser les pénuries de main-d’œuvre, les robots humanoïdes doivent en outre atteindre des niveaux de dextérité et de productivité compatibles avec les tâches réalisées par des opérateurs humains, afin de démontrer leur pertinence dans des conditions d’utilisation réelles.

Cinq tendances marquantes dans le domaine de la robotique en 2026
Le groupe BMW évalue le potentiel des robots humanoïdes dans son usine allemande de Leipzig.

4 – Sûreté et sécurité
À mesure que les robots interviennent de plus en plus aux côtés des opérateurs humains dans l’industrie et les services, la sûreté de leur utilisation devient un enjeu central. L’introduction de fonctions d’autonomie fondées sur l’intelligence artificielle modifie les approches traditionnelles de sécurité et rend les phases de test, de validation et de supervision humaine plus complexes. Cette évolution est particulièrement visible dans le cas des robots humanoïdes. Les systèmes robotiques doivent être conçus et certifiés conformément aux normes de sécurité internationales, notamment celles de la série ISO, ainsi qu’à des cadres de responsabilité clairement définis.

Dans un contexte marqué par l’intégration de l’IA dans la robotique et par la convergence des technologies de l’information (IT) et technologies opérationnelles (OT), de nouvelles questions apparaissent en matière de sûreté et de sécurité. Le déploiement de robots dans des environnements connectés, souvent liés à des plateformes cloud, expose les systèmes industriels à un nombre croissant de risques de cybersécurité. Des spécialistes du domaine signalent notamment une augmentation des tentatives d’intrusion visant les contrôleurs de robots ou les infrastructures cloud associées, qui pourraient permettre un accès non autorisé ou une modification des paramètres de fonctionnement.

Par ailleurs, l’intégration des robots dans les environnements de travail soulève des interrogations concernant la gestion des données qu’ils collectent, telles que les flux vidéo, audio ou les informations issues des capteurs. Les systèmes reposant sur des modèles d’apprentissage profond peuvent également produire des résultats dont les mécanismes internes sont difficiles à interpréter. Cette situation alimente les débats juridiques et éthiques relatifs à la responsabilité et conduit à des appels en faveur de cadres réglementaires destinés à encadrer l’usage de l’intelligence artificielle dans les systèmes robotiques.

5 – Un levier face aux pénuries de main-d’œuvre
Dans de nombreux pays, les entreprises rencontrent des difficultés pour recruter des profils disposant des compétences techniques nécessaires à certaines activités. Ces postes non pourvus peuvent entraîner une augmentation de la charge de travail pour les équipes en place, avec des conséquences sur l’organisation du travail et les conditions d’exercice des métiers.

Dans ce contexte, le systèmes d’automatisation et de robotique sont envisagées comme l’un des moyens permettant de compenser ces manques de personnel. Leur mise en œuvre s’inscrit souvent dans des démarches de transformation des processus de production ou de service. Plusieurs entreprises mettent l’accent sur l’implication des salariés dans ces projets, afin d’accompagner l’introduction de nouveaux équipements et de favoriser leur appropriation au sein des équipes.

Les robots peuvent notamment être utilisés pour prendre en charge certaines tâches répétitives ou physiquement contraignantes. Leur déploiement peut également s’accompagner d’une évolution des compétences requises, avec l’apparition de nouveaux métiers liés à la programmation, à la maintenance ou à l’exploitation des systèmes automatisés.
Dans ce contexte, entreprises et pouvoirs publics soutiennent le développement de programmes de formation et de reconversion professionnelle afin d’aider les salariés à s’adapter à l’évolution des besoins en compétences dans un environnement de travail où l’automatisation occupe une place croissante.

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